Londres, 15 février 2026, 11:08 GMT — Marché fermé.
- L’action Rolls-Royce a terminé vendredi en territoire positif, surperformant le marché londonien au sens large.
- La forte demande pour l’entretien des moteurs d’avion a maintenu le secteur à flot.
- L’attention se tourne vers la prochaine série de résultats et la question de savoir s’il y aura des annonces concernant des retours de liquidités.
L’action Rolls-Royce Holdings (RR.L) a grimpé de 3,67 % pour clôturer à 1 271 pence (£12,71) vendredi, surclassant la performance du marché londonien au sens large. (Hargreaves Lansdown)
Les investisseurs ont les yeux tournés vers lundi alors que Rolls-Royce s’apprête à publier ses résultats annuels 2025 le 26 février, une date qui devrait apporter des éclaircissements sur la trésorerie et d’éventuelles mesures de retour de capital aux actionnaires.
Le français Safran a donné un coup de pouce au secteur, prévoyant un bénéfice plus élevé pour 2026 après que son activité de services civils — pièces détachées et maintenance, qui offrent de meilleures marges que les moteurs neufs — a enregistré une hausse de 30 % de son chiffre d’affaires en 2025. L’entreprise a souligné que les compagnies aériennes choisissent de maintenir en service des avions plus anciens, en raison des retards persistants dans la production de nouveaux appareils. (Reuters)
L’accumulation des réparations attire de nouveau l’attention. Selon Reuters, GE Aerospace déploie des robots et adopte des méthodes de production « Lean » — destinées à réduire le gaspillage — dans son usine de Singapour pour augmenter le rythme des réparations, les files d’attente pour la maintenance s’allongeant désormais sur plusieurs mois dans tout le secteur. Tony Fernandes, cofondateur d’AirAsia, a commenté : les motoristes « doivent se rappeler que les compagnies aériennes sont leur avenir et nous traiter comme des partenaires ». (Reuters)
Le soutien généralisé du marché a permis au FTSE 100 de progresser de 0,42 % à 10 446,35 vendredi, selon les données d’Investing.com. (Investing)
Rolls-Royce aborde la semaine avec un différend client en toile de fond. United Airlines, dans un récent dépôt réglementaire, a révélé un litige avec Rolls-Royce concernant un contrat à long terme de moteurs et de maintenance lié à 45 Airbus A350. United affirme qu’il y a eu violation du contrat et réclame le remboursement de son acompte de 175 millions de dollars versé en 2017 ; Rolls-Royce, de son côté, nie toute violation contractuelle. Un porte-parole a qualifié United de « client précieux » et a déclaré que l’entreprise restait « confiante dans sa position ». (Reuters)
Rolls-Royce est en plein rachat d’actions intérimaire et non discrétionnaire, avec l’intention d’acquérir jusqu’à 200 millions de livres d’actions avant le 24 février. L’entreprise a précisé que la décision sur le montant des rachats potentiels en 2026 revient au conseil d’administration, et que les détails seront communiqués lors de la publication des résultats 2025. (Rolls-Royce)
L’échange n’est pas verrouillé. Si les livraisons d’avions reprennent et que les retards de réparation se résorbent, la pénurie de pièces et d’espace en atelier pourrait s’atténuer, ce qui pourrait refroidir le segment des services à forte marge. Les conflits contractuels, eux aussi, peuvent s’éterniser, et ils ont tendance à apparaître dans la trésorerie au moment le moins opportun.