LONDRES, 18 mars 2026, 18:58 GMT. 1
3i Group a chuté de 4,8 % à 2 875 pence lors de la séance de mercredi à Londres, sous-performant la baisse de 0,9 % du FTSE 100 et rapprochant l’action de son plus bas sur 52 semaines à 2 844 pence. 2
La baisse est significative : Action reste le principal moteur de la valorisation de 3i. En janvier, 3i valorisait sa participation de 62,3 % dans la chaîne de discount à 22,382 milliards de livres au 31 décembre—contre une capitalisation boursière d’Action désormais juste sous les 30 milliards de livres. Prochain rendez-vous pour les observateurs d’Action : le séminaire marchés de capitaux du 26 mars. Reuters a noté une hausse de 10 % de 3i le 21 janvier après que UBS a signalé de meilleures ventes en France pour Action, l’action progressant encore de 8,8 % le 29 janvier après la mise à jour trimestrielle de 3i. 3
La dernière estimation de Morningstar fixe la valeur nette d’inventaire à 3 032,48 pence par action—ce chiffre reflète la valeur du portefeuille après déduction des dettes, mise à jour en temps réel. Avec le cours de clôture de mercredi, l’action se négocie environ 5,2 % en dessous de cette valeur, un changement notable par rapport à la prime moyenne de 38,37 % de l’an passé, selon un calcul simple. 4
3i, dans une mise à jour du troisième trimestre datée du 29 janvier, a rapporté qu’Action a enregistré une hausse de 4,9 % des ventes à périmètre comparable pour 2025 et une croissance de 6,1 % sur les quatre premières semaines de 2026. Le directeur général Simon Borrows a décrit Action comme ayant « continué à bien performer, même sur des marchés où les consommateurs restent prudents ». À la suite d’un accord en janvier avec GIC, 3i a également indiqué que sa participation en actions grimperait à 65,3 %. 3
Les marchés ont traversé une période difficile. Selon Reuters, le FTSE 100 a reculé, sous la pression de la hausse des prix du pétrole après une frappe visant le champ gazier South Pars en Iran. Les investisseurs sont restés en retrait avant les annonces de la Réserve fédérale et de la Banque d’Angleterre. Cette attitude prudente s’est installée à seulement sept jours du séminaire Action de 3i prévu le 26 mars. 5
Les avis des courtiers restent partagés. Le 26 janvier, Alliance News a rapporté que RBC avait abaissé sa recommandation sur 3i à « sous-performance » et réduit son objectif de cours à 3 000 pence. Quatre jours plus tard, le 30 janvier, Deutsche Bank a maintenu sa recommandation à « achat » et relevé son objectif à 4 300 pence. 6
La France ressort comme le principal risque ici. 3i a signalé que sa filiale française d’Action était à la traîne pour 2025—les ventes à périmètre comparable n’ont progressé que de 1,3 %. Les ventes ont chuté de plusieurs points en octobre et novembre mais sont reparties à la hausse avec une croissance de 2,1 % sur les quatre premières semaines de janvier. L’entreprise valorise sa participation dans Action à un multiple d’EBITDA annualisé de 18,5, une référence standard pour les résultats opérationnels. En novembre, Shavar Halberstadt de Winterflood déclarait : « sur le long terme, le sentiment de marché sera effectivement ancré dans ces données. » 3
3i a souligné la solidité de Royal Sanders et Audley Travel, avec une trésorerie brute de 995 millions de livres au bilan en décembre et un effet de levier de 1 %. Pourtant, la réaction de mercredi l’a clairement montré : Action reste le prisme à travers lequel les investisseurs considèrent l’action. Le prochain véritable test aura lieu le 26 mars. 3